16 tendances du marketing digital à suivre pour 2021

tendances marketing 2021

 

Le marketing digital, c’est comme une série Netflix. Quand on croit avoir compris et que l’on pense maîtriser le comment et le pourquoi, il se produit un rebondissement inattendu et les cartes se brouillent de nouveau.

 

Alors qu’est-ce qu’il va se passer en 2021 et comment s’y préparer ?

 

Nous avons fait appel à plusieurs experts afin d’offrir un panel large des tendances du marketing digital : Sébastien Tortu, auteur de « DNVB, le (re)nouveau du commerce » et fondateur de l’agence Prosper, Léonard Donati, fondateur de l’agence Sherlock, Nicolas Cerqueira, fondateur de l’agence Sharly Shaper et enfin Stéphane Sourdillat et Christophe Tinevez de l’agence Little Less Conversation.

Voici ce que l’on a pu lire dans notre boule de cristal. 

 

Le contexte, un peu particulier

 

Stéphane Sourdillat : “Avant de parler de tendance de com, il faut voir des tendances de consommation. Le Covid a accéléré des signaux faibles qui sont devenus forts et vont peut-être devenir dominants. C’est une consommation qui va être plus maîtrisée, plus locale et plus équilibrée. Cette consommation veut être vécue sans contraintes : on veut pouvoir acheter même si les magasins sont fermés et faire du click and collect. Et elle doit être sans contrariété. Si l’on achète un produit cosmétique, on ne veut pas que ça nous donne un cancer.”

Léonard Donati : “2020 est une expérience particulière pour tout le monde. L’année a rebattu les cartes du marketing.”

Effectivement, on a à la fois souffert et beaucoup appris. Et c’est aussi le cas des marques. Mais il s’est passé autre chose aussi. 

Léonard Donati : “Certaines choses, que l’on pouvait considérer comme old school, ringardes, désuètes, vont à mon sens revenir sur le devant la scène, car il y a un besoin de contact, de nous retrouver, de retrouver une vie « normale ». À titre d’exemple, le vélo, dont les ventes ont explosé depuis la crise sanitaire, fait son grand retour dans les villes. Il va y avoir des changements majeurs dans notre manière de consommer, de nous déplacer, d’interagir et de vivre ensemble. Les marques vont devoir s’adapter et anticiper ces changements « soudains » en proposant des expériences marketing innovantes, au plus proche de leurs consommateurs. »  

 

2021 : un retour aux fondamentaux

 

Il ne s’est pas passé grand-chose en 2020… si ce n’est une pandémie mondiale et des mesures de confinements qui ont eu logiquement pour effet d’accélérer la digitalisation de l’économie.

Cette digitalisation s’accompagne d’un retour aux fondamentaux. Le site web, l’email et le webinaire sont revenus au centre du jeu digital.

Cette tendance va encore s’accélérer en 2021, avec la directive de la CNIL sur le consentement qui va porter un coup fatal aux cookies et autres traceurs. 

 

1. Une meilleure protection de nos données personnelles

 

Rappel : L’article 82 de la loi Informatique et Libertés transpose en droit français l’article 5.3 de la directive 2002/58/CE « vie privée et communications électroniques » (ou e-privacy). Il prévoit notamment l’obligation, sauf exception, de recueillir le consentement des internautes avant toute opération d’écriture ou de lecture de cookies et autres traceurs.

 

Ce qui va changer le 31 mars 2021 : le délai de mise en conformité aux nouvelles règles prend fin.

En principe, un site internet est déjà censé recueillir le consentement d’un internaute qui arrive sur son site pour stocker des cookies. 

Pour rappel, un cookie est “un petit fichier informatique, un traceur, déposé et lu par exemple lors de la consultation d’un site internet”. 🍪

Sauf que pour le moment, certains sites proposent soit d’accepter les cookies, soit l’option “en savoir plus”, c’est-à-dire “allez voir dans la cave et cliquez 50 fois pour refuser tous les différents types de cookies”, ce que peu de personnes ont la patience de faire. 

Résultat : de nombreux sites continuent à recueillir 80 à 90 % des cookies. 

Voici les nouvelles règles (d’après les directives de la CNIL) :

    • les personnes doivent consentir au dépôt de traceurs par un acte positif clair (comme le fait de cliquer sur « j’accepte » dans une bannière cookie). Si elles ne le font pas, aucun traceur non essentiel au fonctionnement du service ne pourra être déposé sur leur appareil.
    • Les utilisateurs devront être en mesure de retirer leur consentement, facilement, et à tout moment.
    • Refuser les traceurs doit être aussi aisé que de les accepter.

Fini donc les “en savoir plus”. Les outils agréés par la CNIL permettent à l’internaute de “refuser tout” facilement. Plus besoin de se rendre au sous-sol !

Pourquoi est-ce important ? On estime que les internautes vont refuser beaucoup plus souvent les cookies. Concrètement, cela signifie :

  • la fin du retargeting,
  • la fin du Pixel Facebook
  • la fin des techniques de scraping des growth hackers
  • une hausse probable des tarifs de la publicité en ligne (Facebook ads et Google adwords), entre autres.

Bref, la CNIL sonne la fin de la récréation pour bon nombre de pratiques marketing très répandues.

 

Est-ce réellement une attente du consommateur ?

 

Sébastien Tortu : “j’ai plein de clients qui me disent : enregistrez tout ce que vous voulez. Du moment que ça me simplifie l’expérience. Ne me demandez plus mon numéro de CB, ne me demandez plus où j’habite, ne me proposez pas un produit dont je me fous. Il y a une dichotomie entre cette loi et les attentes des utilisateurs.”

Le retargeting n’est pas forcément perçu comme une nuisance.

Sébastien Tortu : “Plus il y a de cookies, plus le retargeting est intelligent. Ce que nous voulons, c’est de la publicité intelligente. Moi, je n’ai pas envie de recevoir des pubs de couches, parce que ça ne m’intéresse pas. Ou de voiture ! Ce n’est pas mon profil.”

Le blog du modérateur a organisé un excellent webinaire sur le sujet : les grandes tendances marketing en 2021.

Les entreprises vont devoir se recentrer sur leur site web et leur liste d’emails. 

 

2. Fédérer sa communauté grâce à la création de contenu

 

À travers cette évolution réglementaire initiée déjà avec le RGPD, le site internet redevient central, alors qu’on était plutôt jusqu’ici dans une tendance social media first.

Si l’on assiste bien à la fin du Far West sur le web, alors les marques doivent créer ou consolider leur communauté, c’est-à-dire leur base email ! 

Une base email vous appartient. C’est votre royaume, affranchi du caprice des algorithmes. Vous pouvez y mesurer le taux d’ouverture et le taux de clic. Pas besoin de cookies. 

Mais comment fait-on pour fédérer une communauté ? Comment fait-on pour obtenir le consentement d’un internaute à dialoguer avec une marque ? Comment recueille-t-on proprement une adresse email et des informations ?

 

La création de contenu

 

Ce que le digital requiert aujourd’hui plus que jamais : travailler la promesse de son contenu. 

Car votre salut viendra des lead magnets : livres blancs, étude de cas, newsletter, checklists, podcasts, démo, kits téléchargeables, infographie, rapport chiffré, scriptes à utiliser…

Le deal est simple : un beau contenu en échange d’une adresse email et de quelques informations. 

Un modèle du genre, c’est bibliothèque de ressources d’Hubspot :

 

tendances marketing hubspot

 

Pour obtenir de la data, il faudra donc soigner la création de contenu et l’expérience utilisateur.

 

3. L’année du service personnalisé

 

Sébastien Tortu : “Tout le monde est encore frileux de faire de grosses dépenses sur l’acquisition client. Est-ce qu’il va y avoir un autre confinement ? Comment la situation va évoluer ? Du coup, il y a un gros travail sur l’expérience client, la fidélisation. Ce qui permet de se dégager un peu des réseaux sociaux qui sont très coûteux.”

Les marques se recentrent sur leurs clients qui sont une source de business souvent sous-exploitée.

Sébastien Tortu : “Quand tu es une marque en croissance, souvent les investisseurs te demandent combien tu as eu de nouveaux clients ce mois-ci.”

Conséquence logique de la crise. On travaille le CRM, la fidélisation et la personnalisation.

Sébastien Tortu : “les outils de CRM, l’analyse comportementale sont de plus en plus fins. Beaucoup de mes clients me demandent : comment on peut créer des scénarios qui soient beaucoup plus précis. Comment créer une relation unique et intime avec eux ?”

 

Que veut-on dire exactement par personnalisation ?

 

Sébastien Tortu : “J’ai fait une conférence avec Jacadi, la marque de vêtements pour enfant. Eux, ils font de la personnalisation sur le site et ils ne proposent pas les mêmes choses à une mère ou à une grand-mère. Ils ont fait des tests. Jacadi offre les frais de port à partir de 200 € de commande. Si quelqu’un passe une commande à 120 €, en fonction de ce qu’ils avaient compris de la personne (profil plutôt analytique ou émotionnel), ils affichent soit une barre de chargement pour leur dire “vous êtes à 60 %” ou ils affichent le chiffre qui manque pour arriver à 200. Ils ont obtenu des résultats différents.”

 

On entre dans l’ère du digital sur mesure.

 

Sébastien Tortu : “Le défi, c’est d’arriver à faire aujourd’hui de la segmentation comportementale. Tu as moyen aujourd’hui de personnaliser les sites en fonction de ce que les gens ont laissé comme traces à un moment, où ce que tu as compris d’eux ou comment ils sont arrivés qui permet d’avoir une meilleure performance. Tu vas proposer que ce qui intéresse l’internaute.”

Pour que cela marche, il faut bien connaître ses clients. Quand on est une marque online et offline, il faut pouvoir faire migrer les données en physique et en virtuelle. 

Sébastien Tortu : “Il y a un vrai gros travail de fidélisation et de connaissance client pour pouvoir personnaliser tout ça.”

Comment faire pour appréhender le comportement des clients ? Il ne s’agit pas de faire des sondages, car c’est du déclaratif, et non pas du comportemental.

Sébastien Tortu : “Entre ce que les gens pensent faire et ce qu’ils font vraiment, c’est très différent. On se base plutôt sur le temps passé sur une page, le bouton sur lequel ils ont cliqué, sur les couleurs… Ce qui est important, c’est d’avoir une vraie stratégie de personnalisation. On mène des A/B tests en se demandant qu’est-ce que nous cherchons à tester et selon les résultats, qu’est-ce que j’en conclus. »

 

Cela vous semble une tâche insurmontable ?

 

Sébastien Tortu : “On se rend compte qu’il existe rarement plus de 5 ou 6 comportements différents chez une marque, car elle attire un certain type de personnes.”

L’expertise qui devient clé, c’est l’analyse de données. L’équipe marketing doit travailler avec un data analyste pour définir les contours de ces comportements clients.

Sébastien Tortu : “Les clients ne pardonnent plus les approximations. Si on ne le reconnaît pas quand il vient sur un site, c’est un peu comme quand tu croises quelqu’un que tu connais et qu’il ne se souvient plus de ton prénom !”

C’est ça qui va créer une relation privilégiée.

Sébastien Tortu : “C’est comme quand tu appelles un service client et que ton interlocuteur te dit “bonjour monsieur Tortu” parce qu’ils ont déjà enregistré ton numéro. Ça change tout.”

Et cette personnalisation ne se limite pas au digital.

Sébastien Tortu : “Sephora est très très fort là-dessus. Toutes les vendeuses ont accès à la base de données. Quand tu arrives dans une boutique, elles peuvent savoir ce que tu as acheté, ton teint de peau, tes problèmes de peau. Elles peuvent personnaliser leur discours et leur proposition de produits. C’est ce que l’on attend aujourd’hui d’une marque.” 

 

L’email personnalisé

 

Dans la lignée de l’expérience client personnalisée, on trouve aussi la communication email. 

L’email reste le canal digital préféré des marketeurs. Et pour cause, selon le site Arobase.org, “après la consultation des sites Web, l’email se classe en deuxième position des services les plus utilisés sur internet.”

D’après une étude menée par DMA, les emailings ciblés et personnalisés génèrent 58 % de l’ensemble des revenus des entreprises.

L’email est un canal précieux et si vous segmentez votre base email, vous pouvez personnaliser vos messages, grâce aux analyses comportementales. 

 

4. Le renouveau de la newsletter

 

Une autre tendance qui arrive des États-Unis, c’est celle des newsletters payantes. 

La plateforme Substack permet à ceux qui le souhaitent de créer une infolettre gratuite ou payante. Elle héberge notamment la newsletter The Dispatch lancée en 2019 et qui a généré plus de 2 millions de dollars en un an.

En France, rappelons le succès de My little Paris qui témoigne de cet intérêt pour l’information de qualité reçue dans sa boîte mail.  

 

5. L’âge d’or des webinaires

 

Alors que l’usage du webinaire était assez marginal jusqu’à l’année dernière, 2020 a sans aucun doute été l’année de ce canal digital. 

Est-ce qu’on assiste à la fin des événements physiques ?

L’équation est simple. Le coût des plateformes de webinaire va de 40 € avec Zoom jusqu’à 1600 € avec Webikeo (qui offre beaucoup plus de fonctionnalités et de service) par mois. On peut accueillir 100, 200, 1000 voir 10 000 personnes en ligne.

Si l’on compare ce chiffre au coût d’un événement physique, il n’y a pas photo. Le retour sur investissement est sans commune mesure.

En témoigne le succès de Saloon lancé par Plezi, plateforme mise à disposition des entreprises pour reproduire en version numérique le salon professionnel.

Benoît Collet, le Growth Marketeur de Plezi en parlait dans Le Siècle digital :

“Depuis le lancement de Saloon, nous en sommes à 15 000 participants inscrits pour un total de 45 000 participations à des conférences, soit 3 conférences par participant en moyenne pour chaque salon. Plus de 300 conférences ont été organisées et nous sommes ravis de voir que quand quelqu’un s’inscrit à une conférence, cela a un effet bénéfique sur les autres organisateurs.”

En vérité, le besoin de se rencontrer demeure, même dans une économie digitalisée.

À l’avenir, on assistera sans doute à un mélange entre les événements physiques et digitaux.  

 

6. Une explosion d’événements physiques ?

 

Léonard Donati : “la crise sanitaire a déréglé la boussole des sens et des émotions. Le télétravail a été, pour une majorité des gens, une bonne expérience mais elle a soulevé de nouvelles contraintes, notamment la perte de contact humain et l’isolement. Comme la plupart des espèces qui vivent sur cette planète, l’Homme a besoin de contact pour vivre, exister, innover et se rendre utile.”

Que va-t-il se passer une fois que la crise sanitaire sera finie ? Après que ce contact humain ait été si longtemps réprimé ?

Léonard Donati : “Je suis convaincu qu’il y aura une explosion d’émotions, notamment dans l’événementiel. Ça ne se fera peut-être pas immédiatement parce qu’il y a une forme de trauma qui a été créé par cette épidémie. Il y aura sans doute un temps d’adaptation.”

 

Qu’est-ce que cela signifie d’un point de vue marketing ?

 

Léonard Donati : “La question va être pour les marques de savoir comment innover et renforcer l’expérience client dans un contexte de crise majeure ? Y compris sur l’aspect événementiel. Le toucher, l’odorat, le goût, tous ces sens qui ont été « blacklistés » à cause de la crise sanitaire, vont vouloir s’imposer à nouveau dans la vie de tous les jours.”

Sans jouer au diseur de bonne aventure, on peut sentir cette hâte, cette envie, ce besoin d’être ensemble.

Léonard Donati : “Au-delà de l’aspect ciblage d’une audience, il ne faut pas oublier que nous restons avant tout des humains avec nos propres émotions et aspirations. La frénésie que nous avons connue ces dernières décennies a été stoppée dans leur élan. Je pense que c’est une bonne chose. Les marques qui comprennent cela seront en mesure de proposer des communications différenciantes et innovantes. Il va donc falloir recréer des liens authentiques et ultra-personnalisés.”

 

Vers une guerre des réseaux sociaux ?

 

Nicolas Cerqueira de l’agence Sharly Shaper : “Une des tendances fortes, c’est la place que vont prendre les réseaux sociaux. Il y a eu un réseau social, Hello, qui était l’anti-Facebook. Il ne voulait pas prendre les données personnelles. Il a vécu 4 jours !

On risque d’assister à une guerre des réseaux sociaux, autour de la question de leur utilité. Ils vivent environ à 90 % de la publicité. Ce modèle sur la data ne va pas pouvoir perdurer (le RGPD, la directive sur le consentement…). 

Or, si tu veux être sur les réseaux, tu livres tes données personnelles. Les enjeux sont donc “comment les plateformes vont convaincre les usagers de rester et de continuer à consommer du contenu.”

D’un côté, il y a les mastodontes : Facebook, Snapchat, Instagram, Tik tok. Chaque réseau social va essayer de trouver sa place et se spécialiser dans un domaine. Instagram va être très shopping. Whatsapp va se développer sur les ads. 

Et il y aura l’émergence de nouvelles plateformes. Les anciens vont devoir montrer leur intérêt. Il y a des flux d’audiences qui vont d’un réseau à un autre. En raison de la mise à jour de ses règles d’utilisation, il y a une migration des utilisateurs de Whatsapp vers Signal par exemple.”

Comment communiquer sur les plateformes pour tirer son épingle du jeu et obtenir de la portée pour ses publications ? Étant donné que les algorithmes font la loi, il faut oublier l’autopromotion. Voici quelques tendances du social media.

 

7. La RSE toujours plus importante

 

Nicolas Cerqueira : “une autre tendance, c’est d’aller vers quelque chose de plus vrai, plus nature, plus environnemental.”

La RSE, c’est la responsabilité sociétale des entreprises. Elle vient de la demande des consommateurs de choisir des entreprises qui respectent l’environnement, leurs collaborateurs, leurs fournisseurs et tous leurs interlocuteurs. Et c’est avec son porte-monnaie que le public fait connaître ses choix. 

D’après Le Baromètre de la consommation responsable réalisé par relevanC, qui s’appuie sur l’analyse des tickets de caisse d’un panel de 1,1 million de clients représentatifs de la population française et clients très réguliers des enseignes de Casino, les consommateurs choisissent de plus en plus de consommer responsable.

rse marketing digital tendances

Les enseignements de ces chiffres ? Pour générer de l’engagement et du partage, il faut parler de sa mission et de ses engagements.

 

8. Un marketing plus humoristique 

 

Burger King est certainement un modèle à suivre en termes de communication sur les réseaux sociaux. Alors que les restaurants étaient fermés, la marque trouvait un moyen de faire parler d’elle. 

 

burger king marketing digital

 

Léonard Donati : “L’humour et le décalé sont les meilleurs remèdes à la détresse psychologique. Et si l’on peut, encore plus qu’avant, les retrouver dans des actions marketing, les marques vont alors pouvoir gagner en visibilité et en notoriété tout en se rapprochant de leur communauté. Il y a un bon timing pour y aller !”

 

9. L’essor d’un marketing solidaire

 

Burger King a aussi eu une approche différente de ses concurrents qui lui a fait gagner beaucoup de notoriété. 

Depuis le 2 février 2021, la marque de fast food offre un kilo de pommes de terre pour toute commande en drive. Elle a acheté 200 tonnes de pommes de terre aux producteurs français pour soutenir les agriculteurs français.

Léonard Donati : “Là, on touche à l’humain. Cette marque a réussi à étendre sa notoriété, parce qu’elle parle d’humain à humain. Il y a une approche marketing derrière ça, il ne faut pas se leurrer. Mais l’approche est bonne, parce qu’elle est bien dosée et sincère. C’est malin. Ça change ton regard sur la marque.”

Le fait que des marques viennent sur ce terrain est encore nouveau. 

Léonard Donati : “Ce marketing solidaire, comme j’aime l’appeler, c’est une vraie tendance, j’en suis convaincu. Mais il faut que cela soit sincère et authentique. Quand les choses se compliquent, il suffit de reprendre la pyramide de Maslow et regarder à quel échelon nous nous situons. Les marques vont devoir s’adapter aux nouvelles exigences et attentes des consommateurs.” 

 

10. Une communication plus inclusive qui casse les codes

 

Communiquer différemment, tout le monde en parle, mais peu de marques vont au bout de la démarche. Voici deux exemples qui proposent une communication vraiment différente et qui ont fait le buzz. Et le premier, c’est Gucci Beauty.

https://www.instagram.com/p/B5hu80fAsdb/?utm_source=ig_embed

Courage is beautiful. Depuis plusieurs années maintenant, Dove redéfinit la beauté en anéantissant régulièrement les canons de beauté de la pub. Cette campagne s’y emploie à nouveau.

https://www.youtube.com/watch?v=csIerE0578w&feature=emb_logo

 

11. Des shoppable posts qui facilitent l’expérience client

 

Une grande tendance du marketing en 2021 ? Continuer d’enlever les obstacles au parcours d’achat, aller vers une expérience sans couture. Or, 54 % des adeptes des réseaux sociaux les utilisent pour rechercher des produits (d’après GlobalWebIndex, 2018).

On pourrait traduire shoppable posts par “publications marchandes”. Ils sont le symbole du commerce social, c’est-à-dire l’utilisation des réseaux sociaux (Facebook, Instagram ou Pinterest) pour promouvoir et vendre des produits et services.

La raison du succès des publications marchandes, c’est la simplicité. L’article présenté en photo nous plaît ? En un clic, on peut passer à l’achat.

 Plus besoin de se creuser la tête pour créer des posts qui amèneraient le potentiel client sur le site internet de l’entreprise, ici, le parcours est beaucoup plus simple et rapide.  

C’est l’expérience d’achat sans friction par excellence !

 

12. L’invasion des vidéos courtes 

 

C’est bien simple, tout le monde s’y met. On connaissait les stories Instagram, et puis TikTok est arrivé avec ses vidéos de 15 secondes. Alors Instagram a répliqué en proposant les reels.

Mais Twitter s’y est mis avec les Twitter fleet. LinkedIn propose des stories, ainsi que… Spotify ! 

Et il faut savoir que les nouvelles fonctionnalités sont poussées par les algorithmes des réseaux sociaux. Les vidéos courtes ont donc une meilleure portée que les publications “classiques”. 

 

13. Le marketing d’influence encore et toujours

 

D’après Business Insider, 15 milliards seront dépensés en marketing d’influence d’ici 2022 par les marques. 

Les influenceurs, en produisant du contenu fédèrent une audience. Comme ils sont de plus en plus nombreux, on assiste à des micro-influences, mais avec des communautés très engagées.

On observe un essor des tribus digitales. Mais c’est aussi une conséquence de la méfiance des consommateurs vis-à-vis des marques. 

Pour choisir un influenceur, il faut trouver une bonne adéquation entre les valeurs de la marque et celle de l’influenceur. 

Un bel exemple, c’est la campagne WWF TooLatergram, avec l’appui de 9 influenceurs.

L’idée ? Les influenceurs devaient poster des images de lieux paradisiaques sur leur compte, sauf qu’il s’agissait de paysages… disparus, à cause de la pollution humaine. Un moyen fort pour sensibiliser le public aux dégâts de nos modes de consommation. 

https://www.youtube.com/watch?v=nXfk7G8k-OE&feature=emb_logo

Et, cerise sur le cheesecake, d’autres tendances

 

14. Vers une communication hybride

 

Stéphane Sourdillat : “Les marques doivent toujours être des repères sur un marché, par rapport à une surabondance de messages publicitaires. Cependant, alors qu’auparavant on avait des objectifs qui étaient assez bien déterminés (la marque voulait faire de l’image ou un peu de RSE ou être dans une logique de promotion), maintenant tout se mélange.”

Les marques veulent de plus en plus que les agences puissent combiner de l’image, de la promo, du sens, du digital, du retail. 

Stéphane Sourdillat : “Notre challenge, c’est que l’on doit désormais trouver un message clé, un mot, une image, une sensation, une émotion et l’on doit articuler ça dans un nouveau parcours d’achat qui va être moins linéaire qu’auparavant.”

Un bon exemple, c’est justement la campagne d’Haier intitulée Hideas réalisée par l’agence Little Less Conversation.

https://www.youtube.com/watch?v=AFVmOQ6L89c&t=75s

Stéphane Sourdillat : “Haier nous a demandé de créer un partenariat avec des start-ups françaises dans une logique d’abord de brand content ; et en même temps, c’est un moyen de faire de la promo. Si une personne achète un réfrigérateur Haier, elle n’a pas de -10 %, mais elle peut s’abonner à un prix préférentiel à des paniers de produits bio. On est dans une logique promo, mais qui est faite avec plus de sensibilité et de sens. À la place d’un prix barré, on apporte une valeur ajoutée au consommateur.”

On repense la communication comme un tout cohérent qui va de la raison d’être jusqu’à la promotion.

Stéphane Sourdillat : “On a une sorte de mix d’objectifs et d’envies dans chaque dispositif.”

Christophe Tinevez : “Pour Haier, c’est une façon de s’approprier le marché français de façon plus locale. Le consommateur français est aujourd’hui très made in France. C’est une façon de se rapprocher de sa cible. Mais il y a un côté Kiss kiss bank bank. La démarche permet de révéler des marques et de créer des écosystèmes avec des partenaires locaux.” 

 

15. L’essor du podcast

 

Léonard Donati : “Le podcast est un format qui a été énormément consommé pendant cette période de Covid. Près de 900.000 nouveaux podcasts dans le monde en 2020, le triple de 2019. C’est impressionnant !”

Si l’on pense à 5 ans en arrière, combien d’entre nous écoutait un podcast ? Une faible proportion. Et combien d’entre nous écoute des podcasts aujourd’hui ? Probablement une grande majorité.

C’est une tendance et de plus en plus de marques sponsorisent des podcasts. Certaines d’entre elles en produisent.

Sébastien Tortu anime le sien, sur les marques verticales digitales natives (DNVB). Vous pouvez le retrouver sur son site web

 

16. Le développement de la réalité augmentée

 

Nicolas Cerqueira : “L’autre tendance, c’est l’arrivée de la réalité augmentée. Il y a une tendance très Tech, encore plus algorithmique. Ce sera toujours la course au ROI.”

En effet, depuis peu Facebook et Google Shopping testent cette nouvelle fonctionnalité, la possibilité d’essayer virtuellement un rouge à lèvres ou une paire de lunettes, grâce à la réalité augmentée, ajoutée à la caméra de votre smartphone.

marketing digital tendances

 

L’enjeu, c’est de créer une expérience immersive puissante pour les utilisateurs.

Les usages restent à inventer : prêt-à-porter, ameublement, déco, cosmétique…

La firme suédoise Ikea a déjà lancé ARKit, l’application de réalité augmentée pour visualiser le mobilier chez vous.

https://www.youtube.com/watch?v=cdv0b0nBqPk&feature=emb_logo

 

Pour conclure : la communication s’est complexifiée

 

Vous l’avez certainement senti, vous aussi. Les marques sont de plus en plus nombreuses à adopter un ton différent.

Stéphane Sourdillat : “On ne peut plus prendre le consommateur pour un imbécile. On est obligé d’être un peu plus sensible, un peu plus juste, dire qu’on n’est pas parfait, mais que l’on fait des efforts pour l’environnement. On a un nouveau paradigme avec des opérations multiformes et plus de sensibilité, de justesse et de pertinence.”

Si l’on compare les campagnes d’aujourd’hui avec celles des années 80, nous observons une véritable réhumanisation de la communication.

Est-ce que ce tour d’horizon vous a inspiré ? Est-ce que vous avez défini les chantiers sur lesquels vous voulez travailler ? Et vous, que voyez-vous pour 2021 ?

 

 

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